Coordonnée avec la gynécologie, la chirurgie, la santé mentale, les soins palliatifs et les équipes de gestion de la douleur, les séances de kinésithérapie débutent idéalement avant la chirurgie, se poursuivent pendant les traitements et jusqu’à un an après.
Or, un défi important demeure : le manque de professionnels formés à la prise en charge en rééducation spécialisée pour les femmes.
Décentraliser pour rapprocher les soins
Un premier pas a été franchi en aout 2024 avec l’hôpital du district de Mangochi, situé à plus de 6 heures de bus, au nord de Blantyre. Là-bas, des kinésithérapeutes du ministère de la Santé ont été formées par La Fondation MSF à la prise en charge des séquelles fonctionnelles des cancers féminins et de leurs traitements. Depuis, une consultation est organisée chaque mois, accueillant en moyenne une dizaine de patientes, soit environ 180 séances de rééducation réalisées à ce jour.
Cette décentralisation élargie l'offre de soins et réduit la charge financière et la fatigue liées aux déplacements pour les patientes de cette région. Elle permet aussi d’optimiser la fréquence du suivi : les femmes peuvent être vues plus régulièrement, plutôt que tous les trois ou six mois, ce qui facilite un accompagnement continu et une prise en charge plus rapide des complications ou séquelles liées au cancer.
En ce début d’année 2026, cette dynamique s’accélère.
Arrivée début janvier, Elizabeth Braga, kinésithérapeute spécialiste en santé de la femme pour La Fondation MSF, accompagne avec l’équipe de Blantyre l’introduction de cette prise en charge spécifique dans deux autres hôpitaux de districts voisins : Zomba Central Hospital au Nord-est de Blantyre et Mulanje District Hospital à l’est.
Pour Elizabeth, le travail réalisé avec ces établissements publics de santé est un élément clé :