LE DIABÈTE INSULINODÉPENDANT
Un enjeu de santé publique
MSF constate une augmentation constante des consultations pour le diabète dans ses projets. Pourtant, d’importantes inégalités persistent : dans les pays à revenu faible et intermédiaire (LMICs), un enfant de 10 ans atteint de diabète de type 1 (T1D) a une espérance de vie moyenne de 13 ans, contre 65 ans dans les pays à revenu élevé. Le coût élevé de l’insuline et des dispositifs de surveillance glycémique limite l’accès aux soins, obligeant certains patients à parcourir de longues distances plusieurs fois par jour pour leur traitement, au péril de leur sécurité.
Dans ces contextes, l’insuline et les outils de suivi ne sont souvent pas pris en charge par les systèmes de santé publique, et les cliniciens ne disposent pas toujours de la formation nécessaire pour gérer cette maladie complexe.
L’engagement de MSF
Face à ces défis, MSF développe un modèle de soins favorisant l’autonomie des patients grâce à plusieurs initiatives :
- Renforcement des compétences médicales et éducation des patients
En partenariat avec l’ONG Santé Diabète, MSF crée des outils pédagogiques pour améliorer la formation des soignants et sensibiliser les patients à la gestion de leur maladie.
- Amélioration de l’accès aux traitements
MSF introduit des dispositifs largement utilisés dans les pays à revenu élevé, tels que les stylos à insuline et les glucomètres permettant un suivi à domicile.
Ces initiatives sont actuellement testées sur le terrain, notamment à Carnot (République centrafricaine) et Aweil (Soudan du Sud), où des formations virtuelles et en présentiel ont déjà permis une nette amélioration des connaissances des cliniciens sur le diabète insulinodépendant. Cependant, cette maladie reste particulièrement difficile à traiter dans des contextes instables, marqués par la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
Le rôle de La Fondation MSF
La Fondation MSF explore de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des patients.
Parmi elles, la recherche d’une solution pour mieux gérer l’acidocétose diabétique chez l’enfant, une complication grave du diabète de type 1. La Fondation s’est entourée d’experts et a structuré un projet ambitieux : un outil de calcul clinique, co-construit avec des pédiatres, infirmières, endocrinologues, développeurs et régulateurs, capable d’analyser les données et de proposer des ajustements thérapeutiques pour sauver des vies, notamment dans les zones où les spécialistes font défaut.
Les premières évaluations sont prévues au Soudan du Sud en 2026, marquant une étape concrète vers une amélioration durable de la prise en charge des patients.